Introduction

Si vous n’avez jamais eu l’occasion d’approcher du matériel DJ, le DJ’ing vous paraîtra probablement plus complexe que le pilotage d’une fusée aérospatial les yeux bandés un lendemain de cuite pluvieux.

Heureusement, ce n’est pas tout à fait le cas. Et même si certains concepts prennent du temps pour être assimilé, rien n’est insurmontable je vous rassure.

Nous allons tenter de dégrossir tout ça. Attachez vos ceintures !

Vue d’ensemble

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1. Source sonore

La source sonore est le point de départ du signal sonore. Cette source peut être une platine vinyle, une platine cd ou même un ordinateur.

Dans le cadre du DJ’ing, il faut impérativement 2 sources minimum. Ces 2 sources seront ensuite mélangées entre-elles à l’aide de la table de mixage.

2. Mélangeur

Appelée communément la « table de mixage » ou le « mixer », celle-ci permet de mélanger plusieurs sources audio entre elles.

La table permet également la pré-écoute au casque de chaque source sonore séparément.

Finalement, les signaux sont additionnés sur une même piste, nommée « master ». Le signal total est alors envoyé parallèlement sur la sortie « master » et sur la sortie « booth ».

La sortie master est reliée au « soundsystem » de la salle. La sortie booth est reliée aux « retours cabine ». Ces derniers vous sont spécialement dédiés pour vos mix.

3. Traitement

Avant d’être envoyé dans la salle, le signal sonore doit impérativement subir plusieurs traitements (équaliseur, compresseur, limiter, delay, etc…) et ceci pour 2 raisons.

La première, consiste à corriger un maximum possible les altérations du son causé par la configuration de la salle (notamment le déphasage, dont on aura l’occasion de reparler lors du mixage).

La deuxième, consiste à colorer le son dans le but de le rendre plus vivant, profond, puissant, etc.

D’autres traitements servent également de protection matérielle et humaine. Entre autre les limiteurs permettent d’éviter des pics de volumes pouvant endommager le système sonore parfois très onéreux.

Aussi, voilà une excellente raison pour ne pas dépasser la limite sonore imposée par le club. Si vous avez tendance à monter le volume, sachez que le limiteur va « aplatir» tous les pics sonores dépassant la limite (thresold). Il en résulte un son beaucoup plus plat : les percussions sont déformées et perdent leur impact. Le son devient lourd et désagréable.

4. Amplification

Après le traitement du signal, il faut amplifier sa puissance afin de faire vibrer les membranes des colonnes.

Il faut savoir qu’il existe plusieurs systèmes d’amplifications. Pour faire simple, il y en a 2 que l’on reconnaît aisément. Le système pré-amplifié (PA) et le système non pré-amplifié (Non-PA). Principale différence : le système pré-amplifié intègre l’ampli à la colonne. De cette façon, le matériel est propriétaire et demande beaucoup moins de traitement pour sonner professionnellement.

Note technique : on associe souvent un système PA à un système actif et un système non-PA à un système passif. Or, il s’agit de 2 choses bien distinctes. Un système actif filtrera le son avant l’amplification alors que le système passif le filtrera après. (Pour les novices, ne vous en faites pas si vous n’avez pas compris cette petite note, j’en ferai peut-être un article s’il y a des intéressés).

5. Sonorisation

Finalement, le son traité et amplifié arrive dans les colonnes. Celles-ci provoquent alors un déplacement d’air afin de retranscrire le plus fidèlement possible la qualité de la musique.

Il faut savoir qu’un son est un déplacement d’air.

6. Retours cabine

Les retours cabines permettent de diffuser le son de la salle dans la cabine DJ (DJ Booth).

Très souvent, les retours DJs sont des systèmes pré-amplifiés.

7. Pré-écoute

Le casque permet d’écouter individuellement chacune des pistes, qu’elles soient envoyées au master ou non. De cette façon, le DJ peut préparer un morceau pendant qu’un autre est en lecture sur le master.

Le mot de la fin

Comprendre le fonctionnement de base d’une sonorisation vous est indispensable en tant que DJ. Pas besoin de connaître les détails techniques, le technicien est là pour vous dépanner en cas de besoin. Cependant, vous devez connaître le principe pour quelques raisons.

Premièrement, vous devez être crédible aux yeux des programmateurs. Le son, c’est votre métier. Aussi, s’ils connaissent mieux que vous la sonorisation, ils hésiteront à vous engager. Vous feriez confiance à un informaticien pour réparer votre ordinateur si celui-ci vous demandait comment l’allumer ?

Deuxièmement, connaître les spécifications matérielles vous permettra de savoir si l’installation est adéquate pour une bonne prestation.

Troisièmement, en cas de problème vous pouvez déjà procéder aux premiers secours (en attendant le technicien qui n’est probablement pas bien loin).

Demandez à un technicien de club s’il apprécie de devoir annuler régulièrement un restaurant afin de venir en aide au « touriste » qui n’y connaît rien. (parfois qui ne sait pas brancher son propre matériel malgré des années d’expérience)

Retenez qu’un DJ qui connaît bien le matériel obtiendra plus rapidement la confiance du staff.

Vous retrouverez dans le prochain article le fonctionnement de base du mélangeur et c’est ici que ça se passe : « Initiation au matériel DJ – La table de mixage ».

Musicalement,

Damian Rocks


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